Vous me voyez au milieu de mes cousines, à Namphao, dans le nord du Laos (à côté de Vang Vieng pour ceux qui connaissent).
Au Laos, on ne s'assoit pas autour d'une table sur des chaises, mais à même le sol, autour d'une table basse en osier sur laquelle la cuisinière a déposé les différents plats.
J'amène au centre de la table, le laap, le plat national lao qui consiste en une salade d'abats de poulet/porc/boeuf/ ou de poisson émincée et très relevée. on trouve à côté des tom yam (soupes), ainsi que des pousses de bambou que l'on déguste en les trampant dans une sauce, elle-aussi assez relevée.
On ne cuisine jamais seule, mais entourée de proches. Les fêtes commencent dès le choix sur le marche des différents produits. Ensuite le temps est distribué entre moments d'épluchage, de lavage, d'éminçage. La cuison des aliments est extrêmement lente, du fait, que nous ne sommes que rarement équipés de gazinière. Nous utilisons traditionellement un foyer alimenté par du bois. La lenteur de la cuison fait toute la saveur des plats.